Dans l'avion qui me ramenait de Thaïlande, allongée parce que je ne pouvais pas plier le genou, j'ai réalisé une chose : avec mon salaire de 1 500 € par mois au labo, je n'aurais jamais pu me payer ça.
Trois mois d'arrêt à réfléchir à ce que je voulais vraiment. Et quand est venu le moment de reprendre, j'ai pris une décision pas raisonnable, mais honnête : je ne suis jamais retournée au labo.
J'ai lancé une dark kitchen avec le strict minimum : pas de logo, pas de site, pas de business plan. J'ai aussi laissé filer des idées par peur, et je les ai vues réussir dans les mains d'autres. La déception de ces idées non lancées, c'est ce qui a donné ce programme.
Aujourd'hui je gagne ma vie, libre. Pas parce que j'étais prête. Parce qu'à un moment, j'ai arrêté d'attendre. Ce programme, c'est ce que j'aurais aimé avoir avant.